Après le RNI, place à l’Istiqlal. Les consultations engagées par Fatima Ezzahra El Mansouri pour former le prochain gouvernement se sont poursuivies ce mercredi avec la réception de Nizar Baraka, secrétaire général du parti de la Balance.
À l’issue de la rencontre, le dirigeant istiqlalien a choisi de ne pas anticiper la position de sa formation. La question d’une éventuelle participation au futur Exécutif sera soumise au Conseil national du parti, qui devra à la fois tirer les enseignements du scrutin du 23 septembre et arrêter la ligne politique à suivre pour la prochaine législature.
Le Conseil national appelé à trancher
« Nous avons programmé une session du Conseil national au cours de laquelle nous discuterons de l’évaluation des résultats des élections ainsi que de la possibilité d’entrer au gouvernement », a expliqué Nizar Baraka.
Aucune décision n’est donc arrêtée à ce stade. Le secrétaire général a toutefois assuré que l’Istiqlal entendait contribuer à la nouvelle étape politique, qu’il siège au gouvernement ou en dehors. « Quelle que soit notre position, nous continuerons à soutenir cette expérience politique », a-t-il déclaré.
Pour Nizar Baraka, la période qui s’ouvre impose de dépasser les seuls calculs issus de la compétition électorale. Il appelle à une mobilisation autour des dossiers économiques, sociaux et nationaux, citant notamment l’emploi, le chômage, la préservation du pouvoir d’achat et la question de l’intégrité territoriale.
La confiance politique au cœur des échanges
Au-delà des négociations sur la future majorité, la rencontre a également porté sur la relation entre les citoyens et l’action politique. Nizar Baraka a placé la restauration de la confiance parmi les priorités de la prochaine étape.
Cette confiance passera, selon lui, par la capacité des partis à transformer leurs promesses électorales en décisions concrètes. Après une campagne marquée par de nombreux engagements, les formations politiques seront désormais jugées sur leur mise en œuvre et sur leur aptitude à apporter des réponses aux préoccupations exprimées par les électeurs.
Le secrétaire général de l’Istiqlal a particulièrement insisté sur la jeunesse, estimant nécessaire de renforcer sa confiance dans les institutions, dans l’action politique et dans ses perspectives d’avenir.
Nizar Baraka a également félicité Fatima Ezzahra El Mansouri pour sa nomination à la tête du gouvernement, évoquant une nouvelle étape dans la vie politique marocaine.
Pour l’Istiqlal, la suite se jouera désormais en interne. Le Conseil national devra évaluer les résultats obtenus lors des législatives, examiner les conditions politiques de la nouvelle configuration et décider si le parti rejoindra ou non la future majorité.


